Bonjour ! Bienvenue dans les hors-série artistiques du podcast La Nymphe et la Sorcière, où je vous fais rencontrer, non des chercheuses et historiennes, mais des artistes qui continuent d’interpréter et de faire vivre les femmes de l’Antiquité.
Dans cet épisode, j’invite l’artiste contemporaine Prune Nourry.
L’artiste invitée : Prune Nourry
Née en 1985 à Paris, Prune Nourry vit et travaille entre New York et Paris. Diplômée en 2006 de l’École Boulle en sculpture sur bois, elle est représentée par la galerie Templon (Paris, Bruxelles, New York).
L’artiste soulève des questions éthiques liées à la notion d’équilibre au sens large : le corps et son processus de guérison, le déséquilibre démographique dû à la sélection du genre et les dérives scientifiques, les écosystèmes et l’interdépendance entre les espèces vivantes.
Les œuvres qu’elle produit associent sculpture, installation, performance, et font l’objet de rituels, qu’elle documente par la photographie et la vidéo. Elles renvoient à l’inconscient collectif à travers les mythes fondateurs, mettant en lumière ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise.
Prune Nourry engage son travail dans une contextualisation géographique et temporelle grâce à des investigations s’appuyant sur des disciplines comme l’anthropologie ou l’archéologie. Ses projets, internationaux, s’inspirent de rencontres avec des spécialistes, généticiens, sociologues, anthropologues ou archéologues, qui, comme l’artiste, sont «guidés» par la serendipity, ou l’art de faire une découverte par hasard lors de recherches sur un autre sujet.
La terre, sa matière de prédilection, est au cœur de sa pratique, son point d’ancrage. Elle collabore aussi avec de nombreux artisans qui lui permettent d’explorer d’autres matériaux et de nouvelles techniques.
L’année 2016 constitue un tournant dans son parcours personnel et artistique, lorsqu’elle apprend, à l’âge de 31 ans, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein.
En 2024, Prune Nourry fonde avec Claude Grunitzky la Catharsis Arts Foundation dans le but d’amplifier les voix de femmes de communautés sous-représentées, en leur permettant de partager leurs histoires à travers des sculptures collaboratives.
Aujourd’hui, Prune travaille sur une œuvre monumentale, Les Vénus dionysiennes, un ensemble de 108 sculptures commandées par le Grand Paris Express qui seront installées dans la gare Saint-Denis-Pleyel, qui sera inaugurée en 2026.
Cette œuvre évoque les Vénus gravettiennes, premières représentations de femmes datant du Paléolithique. Cet épisode du podcast fait donc un petit détour par la Préhistoire, par ces statuettes de femmes nues, souvent baptisées Vénus. Ces Vénus sont d’ailleurs exposées, cet été et jusqu’au 21 septembre, au musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint-Denis.
Mais cela reste un podcast antique, et d’ailleurs l’autre moitié de l’épisode se consacre à ses œuvres liées à l’Antiquité et à ses figures féminines, des guerrières Amazones de l’Antiquité Méditerranéenne à l’armée de terre cuite de l’Antiquité chinoise.
A travers ses projets, on parle aussi d’autres figures féminines sacrées et divines, comme les déesses vaches en Inde, et d’autres mythes traversant les frontières, comme la déesse mère fertile incarnée par la Terre ou le mythe de la création des humains à partir d’argile.
Pour tout ça, et plus encore, je vous invite à rejoindre ma conversation avec Prune Nourry.
Les Vénus de Prune Nourry




Écouter l’épisode
Date de sortie : 7 juillet 2025
Disponible sur :
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Crédit photo : © Elea-Jeanne Schmitter – Atelier Prune Nourry




